Apprendre à jouer, et jouer pour apprendre

Suivez-nous :
Conseils & inspirations Pour aller à l’essentiel
Idées pratiques Ce qui marche vraiment
Nouveaux articles Chaque semaine
Newsletter Nos idées par mail S’inscrire

Les vacances apprenantes, une activité familiale sans air de devoir

Avatar de Rémi Castaignède-Pujol

·

3 min de lecture 5,0 (47 avis)

L’été pose souvent un petit dilemme aux parents : comment permettre à un enfant de souffler pleinement pendant les vacances tout en évitant qu’il ne perde, en quelques semaines, des habitudes prises pendant l’année scolaire ? C’est précisément la question à laquelle tentent de répondre les dispositifs rassemblés sous le nom de vacances apprenantes.

Ce que recouvre ce dispositif d’été

Derrière cette appellation se cachent plusieurs formules complémentaires, parmi lesquelles des séjours qui mêlent découverte de la nature, activités sportives et culturelles, et un temps de renforcement des apprentissages scolaires, sans que ce dernier ne prenne l’allure d’un cours classique. L’esprit de ces dispositifs, tel qu’on peut le rapprocher de ce que documente l’article Wikipédia consacré aux colonies de vacances, consiste à proposer aux enfants des activités qui allient plaisir des vacances et consolidation discrète de compétences, dans un cadre collectif et encadré, loin de toute pression de résultat.

Ce type de format répond à une préoccupation bien connue des parents : celle de voir un enfant passer plusieurs semaines sans aucune activité structurée, au risque de s’ennuyer ou de perdre le rythme pris pendant l’année. Sans jamais recréer l’ambiance d’une salle de classe, ces séjours cherchent un équilibre entre temps libre, découverte et petites activités qui gardent l’esprit en éveil, dans une logique très différente d’un simple stage de révisions.

Comment y glisser un atelier de jeu sans qu’il ait l’air d’un cours

Un jeu de réflexion comme les échecs se prête particulièrement bien à ce type de moment estival, à condition de le présenter pour ce qu’il est vraiment : un jeu, et non une leçon déguisée. Proposé en fin de matinée, avant que la chaleur ne rende toute activité calme bienvenue, un petit atelier d’une demi-heure autour d’un échiquier trouve naturellement sa place aux côtés d’une sortie nature ou d’un atelier créatif, sans jamais donner à l’enfant l’impression de « faire des devoirs » pendant ses vacances.

L’astuce, pour qui organise ce type de moment en famille ou en petit groupe, tient souvent dans la présentation : annoncer une partie plutôt qu’un exercice, laisser le choix de participer ou non, et accepter que la séance se termine dès que l’attention retombe, plutôt que de la prolonger à tout prix. C’est cette liberté, justement, qui distingue un temps de jeu estival réussi d’un exercice scolaire prolongé sous un autre nom.

Un animateur ou un parent peut aussi profiter de ce contexte détendu pour varier les formats : une partie complète un jour, un simple petit problème à résoudre en dix minutes un autre jour, ou une partie à plusieurs mains où chaque enfant propose un coup à tour de rôle. Cette variété évite la lassitude et permet à chacun, selon son humeur du moment, de trouver une façon de participer qui lui convient, sans jamais donner l’impression d’un programme figé à suivre coûte que coûte.

Cette même logique de découverte sans contrainte se retrouve dans d’autres occasions ponctuelles présentées dans notre rubrique École & Parents, où plusieurs dispositifs cherchent, chacun à leur façon, à faire coexister apprentissage et plaisir sans jamais sacrifier l’un à l’autre.

Bien dosé, un moment de jeu de réflexion glissé dans des vacances apprenantes ne ressemble en rien à une prolongation de l’année scolaire : c’est simplement une occasion agréable de plus, parmi d’autres, de garder l’esprit en éveil sans jamais perdre le fil des vacances.


Avatar de Rémi Castaignède-Pujol

À lire aussi